Page d’accueil Présentation
de la librairie
Les animations Les dossiers thématiques Nous contacter -
Réserver
Historique Les livres lus
chez Atout-Livre

Pour commander ou réserver vos livres : librest.com
Nos derniers coups de coeur  
Littérature étrangère
 Tout le fer de la tour Eiffel
Michele Mari
 Fenêtres sur rue
Jon McGregor
 Un homme heureux
Arto Paasilinna
 L’homme qui mangeait la mort
Borislav Pekic
Kafka sur le rivage
Haruki Murakami
 Je suis l’empereur de Chine
Su Tong
 Un monde vacillant
Cynthia Ozick
 Un sentiment d’abandon
Christopher Coake
 Cache-cache
Clare Sambrook
 American Darling
Russel Banks
 Retour au fumier
Raymond Federman

Kafka sur le rivage
Haruki Murakami

traduit du japonais pas Corinne Atlan, 619 pages.
Belfond
23€

Pour son neuvième roman traduit en français, Haruki Murakami nous livre un texte à mi-chemin entre roman d’initiation et fiction fantastique.
Composé de deux histoires parallèles alternées qui ne se rejoindront que pour le dénouement, le livre met en scène deux personnages : un jeune adolescent en quête d’identité, Kafka Tamura (un nom qu’il se choisit en commençant une fugue), et Nakata, vieil homme un peu simplet, (« Nakata n’est pas très intelligent » dit-il de lui-même) mais doté de talents étonnants, comme entre autres celui de parler aux chats.
Leur histoire va prendre la dimension d’un mythe où le destin pèse sur les actions des hommes, mais avec de multiples détours, du côté de la nature ou du côté de la culture, tant japonaise qu’occidentale. Ce n’est pas un hasard si Murakami place une partie de l’action dans une bibliothèque ; il nous parle de nombreux livres, et aussi de musique... parfois aux moments les plus inattendus. L’action prend un tour fantastique parfois surréaliste où l’espace du rêve communique avec le réel, mais le plaisir du livre réside aussi dans les nombreux personnages que l’on rencontre, pittoresques, fantaisistes, parfois étranges mais toujours attachants...
Plein d’invention, souvent drôle, parfois violent, un beau roman qui tient en haleine jusqu’aux dernières pages.

Anne-Marie MARCHAND

Publié le 15 juillet 2006