La Séquestrée
Charlotte Perkins Gilman
Traduit de l’anglais par Diane de Margerie, 168 pages
Phébus Libretto
6,50 €
Un homme enferme sa femme (folle ?) dans sa chambre afin de lui imposer une cure de repos. Séquestrée, elle cherche à tout prix à sortir, à s’en sortir par tous les moyens ; elle ne trouve alors qu’une seule issue : l’imagination.
Un récit soutenu, dense, halluciné à la lisière du fantastique par l’une des premières féministes de l’Amérique moderne Charlotte Perkins Gilman.
Cette nouvelle fait étrangement écho à sa propre vie. Orpheline de père, privée de l’affection de sa mère, elle fait une grave dépression à la suite de son mariage dans lequel elle se sent piégée. Elle lutte deux ans avec acharnement contre ce mariage mais la culpabilité et l’idée que de vivre sa propre vie n’est qu’égoïsme a raison de son émancipation, et comme pour son héroïne c’est dans l’imagination qu’elle trouve son salut, pour Charlotte la littérature.
Marie-Pierre CHARLES
Publié le 6 juin 2008