Page d’accueil
Présentation
de la librairie
Les animations
Les dossiers thématiques
Nous contacter -
Réserver
Historique
Les livres lus
chez Atout-Livre
| Nos derniers coups de coeur |
|
Les origines de l’Etat hongrois remontent au royaume qui se constitua à la fin du Xème Siècle avec la sédentarisation et la christianisation du peuple magyar. Mais avant cela, eurent lieu les fameuses incursions en Occident qui répandirent terreur et désolation durant près d’un siècle et prirent fin lors de la défaite cuisante infligée aux armées magyares près d’Augsbourg par Othon Ier. L’Europe centrale devint alors l’objet des convoitises des Romains, des Byzantins et des Germains. Le couronnement d’Othon a alors placé l’Eglise dans une situation difficile et, afin de restaurer son autorité, le Pape Jean décide de proposer au prince des Türks (ainsi sont appelés les Magyars à l’époque par les autres peuples) de s’allier avec lui contre l’Empereur, donc de se convertir au christianisme, lui promettant en échange de l’argent et une couronne. L’histoire du Prince et le Moine commence en l’an de grâce 963 au monastère de St Gall : Stéphanus de Pannonie, moine bénédictin de cinquante ans qui vit là depuis son enfance, se voit confier par le père supérieur Virgile d’Aquilée la mission suivante : aller trouver dans le plus grand secret le prince Arpád pour lui transmettre la missive papale. Peu avant le départ, Virgile lui confie un médaillon, un insigne païen, auquel Stéphanus ne prête aucune attention. Et le voici parti, peu enthousiaste, il convient de le signaler, pour des contrées païennes inconnues... Cette façon de présenter le livre de Róbert Hász lui donne tout l’air d’un roman historique. Ce qu’il est, de fait, mais doublé d’un roman d’aventures avec, tout au long, un mystère qui ne cessera de grandir jusqu’à la toute fin où, au comble du suspense, il sera dévoilé avec l’éclat d’un coup de théâtre. Car le roman débute en fait dix ans plus tard, toujours au monastère, lorsque Virgile d’Aquilée charge le moine copiste Alberich de Langres d’écrire la biographie de son maître Pannonus disparu, en vue d’une demande de canonisation, ce qui contribuerait au renom du monastère. C’est alors qu’Alberich apprend – par une autre personne – que non seulement Pannonus n’est pas mort comme il le croyait, mais aussi vit non loin du monastère, dans la forêt, en ermite. Après des retrouvailles secrètes, ce dernier va lui raconter ce qu’il a vécu chez les Magyars : un récit qui va alterner avec celui, officiel, de la vie de Pannonus, basée sur des exploits extraordinaires et complètement imaginaires, qu’il écrit pour Virgile. Lesquels récits vont être accompagnés par un troisième, celui d’Alberich, qui tout en essayant de recouper les événements que lui conte Pannonus avec des questions qui ne cessent de jaillir dans sa tête : pourquoi Pannonus n’est-il pas revenu au monastère ? Quelles furent les circonstances de son arrivée au monastère enfant ?... Cela rend un roman passionnant, qui ne cesse d’avancer au rythme des multiples rebondissements qui le jalonnent. Une immense réussite pour cet écrivain hongrois qui signe là son troisième roman. Bravo ! Florence LORRAIN
Publié le 13 octobre 2007
|
||||||||||||||||||||||||||||||||
