Page d’accueil Présentation
de la librairie
Les animations Les dossiers thématiques Nous contacter -
Réserver
Historique Les livres lus
chez Atout-Livre
Flash info :
Cliquez sur Librest.com pour vos réservations et vos commandes
Nos derniers coups de coeur  
Littérature française
 Etranger au Paradis
Philippe Lafitte
 Louis et la jeune fille
Cécile Ladjali
 Comment va la douleur ?
Pascal Garnier
 Trans
Pavel Hak
Le perron
Dominique Fabre
 Courir dans les bois sans désemparer
Sylvie Aymard
 Horowitz et mon père
Alexis Salatko
 Entre les murs
François Bégaudeau
 Dans l’ombre du Condor - Corcovado
Jean-Paul Delfino
 Les enfants de la Vouivre - Les herbes noires
Michel Dodane
 Charges comprises
Franz Bartelt

Le perron
Dominique Fabre

44 pages
Cadex Editions
9,50 €

C’est comme un cadeau, quand on a lu Ma vie d’Edgar, puis Fantômes, et qu’on n’osait en redemander, encore un peu, de ce petit Edgar devenu grand, qui « plonge souvent tout au fond du coté de son passé et retourne marcher sur les fondations de la grande maison, celle d’en face ». En face du perron, dont il n’arrivait pas à grimper les marches. Normal, il avait trois ans. Il venait d’etre placé en nourrice, et « c’est là qu’(il est) né, pour ce qui est des souvenirs. »

Un cadeau, donc, imprimé à mille exemplaires en juillet 2006 sur les presses du "Temps qu’il fait", à Cognac, pour le compte des éditions Cadex dans la collection "Texte au carré", qui sied à ravir avec l’univers lunaire de Dominique Fabre. L’éditeur précise que « les maquettes ont été réalisées à Saint-Siffret, en juin, et qu’il a fallu faire preuve de fermeté pour ne pas laisser les papillons, très nombreux en ces premiers beaux jours, envahir l’écran d’ordinateur. Mais aucun animal n’a été maltraité, parole d’éditeur. »

« De livre en livre, il poursuit le même livre », dit de l’écrivain Eric Faye dans une préface émouvante. Et si Le Perron est encore plus bouleversant que les autres, c’est peut-etre parce que « cette nouvelle, écrite à l’automne 2005, condense d’une façon vertigineuse tous ses livres, comme si l’ensemble des phrases qu’il avait écrites depuis 1995 avaient, comprimées, acquis la dureté et la densité du diamant, par un fulgurant retour aux sources, au Rosebud qui détermine et oriente toute une vie. »

Une vie, la vie qui file entre les doigts comme un papillon...

Florence LORRAIN

Publié le 7 octobre 2006