| La génération des pères fondateurs
Avant la création du tout jeune Etat d’Israël en 1948, une émigration importante de jeunes Juifs se dirige vers la Palestine à la fin du XIXème siècle dans l’espoir d’y fonder un foyer qui les mettra enfin à l’abri des persécutions incessantes. Parmi cette première vague d’immigrés se trouvent alors beaucoup d’intellectuels, d’écrivains, d’utopistes qui viennent vers ces terres arides. Ils arrivent alors non seulement fort d’une volonté inaltérable mais aussi chargée du poids de leur passé et de leur culture littéraire. Cette génération posera les bases de l’hébreu moderne et portera fortement la marque et les stigmates des langues européennes.
| Y.H. Brenner (1887-1924) |
S.J. Agnon( 1880_1970) |
| David Vogel (1891-1944) |
H.N. Bialiak (1873_1937) |
Une littérature patriotique
Ces auteurs se situent entre la 1ere génération et la création de l’Etat israélien. Leur littérature est marquée par un nationalisme réaliste et idéologique. Elle a assez mal vieilli et a laissé peu de traces, à part deux auteurs qui se démarquent clairement. S.Yizhar et D. Shahar
La génération de l’état
Les auteurs nés avec l’état d’Israël commencent à écrire dans les années 60. Ils sont très marqués par la guerre du Liban en 67 et la guerre des 6 jours qui marquent la fin d’une utopie.
Leur littérature nous parle du quotidien et pose l’individu au centre de l’histoire.
| A.Oz |
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Y.Shabtai |
| Y.B.Yehoshua |
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Y.Kenaz |
| D.Grossman |
A.Guttfreund |
A.Appelfeld |
Grâce à ces trois derniers auteurs apparaît dans la littérature israélienne le spectre de la Shoah
De 1980 à nos jours : « Les enfants terribles »
Cette dernière génération porte en elle une rébellion contre la politique et contre les codes sociaux. Utilisant volontiers une écriture au vitriol, elle réinvente la prose en usant un langage dépouillé, parfois insolent. Ces écrivains, sans complaisance avec leurs personnages, dépeignent avec humour l’angoissante nature humaine.
Parmi eux se trouvent notamment :
A.Kimhi , Z.Shalev , O.Castel-Bloom , E.Keret
et B. Gour qui est à l’origine du polar israélien.
Sandrine ZIRI
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